Les chroniques,  Pêle-mêle

Faire des choix

Ce soir, j’ai animé ma dernière scène ouverte avec Eniah Poésie. La fameuse « révolution » féministe annoncée par le Festival des Elles à La Rochelle. Ce thème qui ne me correspondait pas. Je n’avais pas envie d’être là sans rien dire, comme si j’étais d’accord, même si parfois, désormais, il m’arrive de me taire sans consentir. L’extérieur peut se passer sans que je ne l’approuve, ça ne me fait plus toujours vaciller.

J’ai écrit un article dans lequel j’exprime que je ne vois pas le féminisme comme une révolution (Féminisme : mes incohérences).
Quand je serai partie, après la scène, je ne reviendrai pas. Ou pas souvent.
Les gens pourront lire cet article, et d’autres aussi. Ca me ferait sûrement plaisir. Ils seraient les premiers. Ca me ferait tout drôle aussi sans doute, parce que j’ai l’habitude de parler dans un énorme silence.
Je dis comme ça mes profondeurs, devant des gens que je ne connais pas. Je confie, je donne tout sans condition. Je mets sur la table des petits trésors que j’avais gardés dans mes poches depuis des années, sur lesquels je compte quand je ne peux plus compter sur rien d’autre. Ils sont la preuve de mes trahisons, de mes intimités et de mes premières fois.
Ils te montrent. Ils sont sous tes yeux. Et tu dis rien…

Je m’interroge sur le langage, sur sa manière dont il peut n